Freelance bancassurance sur le marché de l’emploi en 2025

Surly

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Freelance bancassurance sur le marché de l’emploi en 2025

En 2025, les freelance et le secteur de la bancassurance connaît de profondes mutations sur le marché du travail. La transformation technologique, les fractures géo-économiques, l’incertitude économique et la transition verte font partie des facteurs majeurs qui redéfinissent les emplois.

Dans ce contexte, banques et assureurs adaptent leurs stratégies de recrutement et de gestion des talents. L’automatisation supprime certaines fonctions mais en crée de nouvelles, tandis que les missions freelance gagnent du terrain aux côtés des postes traditionnels. Voici les tendances clés à retenir :

  • Digitalisation accélérée des services financiers et automatisation des tâches récurrentes
  • Essor des missions freelance et des contrats de travail plus flexibles en bancassurance
  • Compétences technologiques (IA, data, cybersécurité) et durables (ESG) très recherchées
  • Recrutement misant sur l’agilité organisationnelle et l’expérience collaborateur améliorée

Digitalisation et transformation des métiers

La digitalisation massive des services financiers oblige les entreprises du secteur à repenser leurs effectifs. Certaines fonctions traditionnelles perdent en importance – par exemple le traitement manuel de certaines opérations ou des sinistres en assurance, un métier en fort déclin d’après le WEF au profit de solutions automatisées et d’outils d’intelligence artificielle. À l’inverse, de nouveaux postes orientés technologie et données émergent pour accompagner cette transformation. Des profils comme analyste de données, expert en cybersécurité ou responsable de l’expérience client digitale sont de plus en plus recherchés.

Cette transformation s’accompagne d’opportunités de carrière inédites. Les banques et assureurs investissent fortement dans des talents dédiés à la transformation numérique, y compris à des niveaux juniors. Par exemple, on observe une multiplication des postes pour jeunes diplômés en gestion des risques et en conduite du changement digital.

L’objectif est d’innover et de rester compétitif, pendant que l’automatisation prend en charge les tâches répétitives à faible valeur ajoutée. Au global, la tendance n’est pas à une destruction nette de l’emploi mais à une réinvention des rôles. D’ici 2030, on estime ainsi à +78 millions le gain net d’emplois au niveau mondial (170 millions de nouveaux rôles créés pour 92 millions automatisés).

Le secteur bancassurance contribue à cette dynamique en réinventant ses métiers plutôt qu’en se contentant de supprimer des postes.

Freelance bancassurance : vers une main-d’œuvre agile

La quête de flexibilité transforme aussi les modes de travail dans la bancassurance. Outre les postes permanents, le secteur voit une augmentation marquée des missions temporaires et freelance.

Les entreprises recherchent des solutions agiles pour s’adapter aux fluctuations du marché et aux exigences réglementaires, ce qui les amène à faire appel à des experts externes sur des projets ciblés.

Du côté des professionnels, le statut freelance en bancassurance gagne en popularité. On estime que 25 % des salariés actuellement en CDI pourraient passer en freelance d’ici 2025.

La population de travailleurs indépendants croît d’ailleurs dix fois plus vite que celle des salariés en France.

Cette évolution s’explique par la recherche d’une plus grande autonomie et par la multiplication des opportunités permise par l’économie numérique. Travailler en mode projet devient peu à peu la norme. Cumuler plusieurs activités (phénomène du slashing) n’est plus une exception, mais au contraire une polyvalence valorisée.

Les banques et assureurs s’adaptent à cette nouvelle donne en intégrant davantage de consultants externes. Cela peut être pour des missions hautement spécialisées (implémenter une nouvelle régulation ou un outil digital) ou pour pallier rapidement un manque de ressources interne. La généralisation du télétravail et des outils collaboratifs facilite grandement l’intégration des freelances. Près de la moitié des actifs pourraient travailler hors du bureau ou en tiers-lieu d’ici 2025, ouvrant la voie à une collaboration élargie avec des talents basés partout en France – voire à l’international – sans contrainte géographique. Des plateformes numériques spécialisées émergent d’ailleurs pour mettre en relation de façon efficace ces talents freelance avec les besoins pointus du secteur bancassurance.

Compétences recherchées et nouveaux métiers en 2025 pour les indépendants en banque et assurance

Banques et assurances recherchent désormais des profils aux compétences hybrides, maîtrisant la technologie tout en connaissant les enjeux financiers et réglementaires du secteur. La donnée et l’intelligence artificielle sont omniprésentes, dopant la demande en analystes data, en développeurs spécialisés et en experts en sécurité des systèmes d’information.

Parallèlement, la dimension durable prend également de l’importance. Les établissements veulent des professionnels capables d’intégrer les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans les opérations financières : par exemple des analystes ESG ou des consultants en finance verte pour piloter des stratégies responsables.

Les soft skills ne sont pas en reste. Dans un contexte de transformations rapides, la capacité d’adaptation, la créativité et l’apprentissage continu deviennent déterminants. Près de 44 % des travailleurs devront actualiser leurs compétences d’ici cinq ans pour suivre l’évolution des métiers.

Face à ce constat, les entreprises valorisent la curiosité et la polyvalence, parfois davantage que les diplômes. La tendance est donc au recrutement axé sur les compétences réelles plus que sur les titres académiques : ce skills-based hiring privilégie le savoir-faire concret et l’expérience pratique plutôt que les seules certifications.

Cette évolution se traduit par l’émergence de nouveaux métiers. On voit apparaître des rôles inédits combinant expertise digitale et connaissance métier, tels qu’Architecte fintech, Spécialiste RegTech (solutions de conformité réglementaire) ou Coach agile dédié à l’accompagnement du changement. Ces intitulés auraient été rares il y a quelques années, mais figurent désormais dans les offres d’emploi bancassurance. Ils illustrent la volonté du secteur de s’entourer de talents capables d’innover et de faire le lien entre technologie et service financier.

Stratégies de recrutement et rétention des talents

Attirer les meilleurs talents du secteur bancassurance en 2025 impose aux employeurs d’adapter leurs pratiques. Offrir un bon salaire ne suffit plus : il faut aussi proposer un environnement de travail attractif. Les organisations l’ont bien compris en misant sur la qualité de vie au travail, la diversité et des perspectives d’évolution claires pour séduire et fidéliser les employés.

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💼 Découvrez également : Exemples de missions freelance en bancassurance (conformité, IT, transformation, cybersécurité, etc.)

Un équilibre sain entre vie professionnelle et vie privée, ainsi qu'une culture d'entreprise positive, sont désormais des arguments majeurs lors du recrutement.

La formation continue est un autre levier essentiel de rétention. Les collaborateurs souhaitent développer leurs compétences et progresser ; les employeurs qui encouragent activement cet apprentissage tout au long de la carrière en retirent un avantage compétitif. Mettre en place des programmes de formation et de mentorat contribue à maintenir motivation et expertise en interne.

Dans la bancassurance, où les métiers évoluent vite, cette approche est particulièrement cruciale pour garder une longueur d’avance.

Par ailleurs, la fonction RH elle-même se transforme à l’ère du digital. Le recours à des plateformes en ligne, à l’intelligence artificielle pour trier les candidatures, ou à des outils d’évaluation par compétences permet d’optimiser le processus de recrutement. Ces méthodes accroissent l’efficacité pour identifier les profils spécialisés tout en réduisant les délais d’embauche. Les responsables RH accordent de plus en plus d’importance à l’expérience collaborateur, considérée comme un enjeu stratégique pour la performance de l’entreprise.

Soigner le bien-être et l’engagement des équipes n’est pas qu’une question de culture interne : c’est aussi un investissement payant en productivité et en fidélisation sur le long terme.

En fin de compte, la capacité à mobiliser simultanément l’expertise interne et les talents externes – soutenue par des outils digitaux performants – sera un facteur clé de succès pour la bancassurance de demain.

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